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C’est le résultat d’un "progrès social" qui ne peut, dans un pays de conception moderne comme le nôtre, se traduire par un "recul social" en repoussant l’âge de la retraite !
Notre système de retraite français né au lendemain de la libération de 1945 est basé sur le principe de la répartition.
Ce système par répartition n’a cessé de faire ses preuves, faisant reculer le taux de pauvreté des retraités jusqu’à l’arrivée de la réforme Balladur de 1993 puis des réformes Fillon de 2003 et 2007, qui ont entrainé des effets néfastes conduisant à une perte de 20% du niveau des pensions et n’ont surtout rien réglé en terme de financement !
TORDRE LE COU AUX IDÉES REÇUES !
"Puisque nous vivons plus longtemps, nous devons travailler plus longtemps" :
Singulière conception des progrès de civilisation ! L’histoire nous démontre que les gains d’espérance de vie aidant, le temps consacré à la retraite n’a cessé de s’allonger sans pour autant remettre en cause la capacité de croissance. Qui plus est, les retraités participent eux aussi au développement de l’économie et de la croissance !
"Le nombre de retraités va augmenter, rendant impossible le financement des retraites" :
Il s’agit réellement d’un choix de société qui consiste à savoir si l’on doit plus consacrer d’argent à la protection sociale ou au aux bénéfices des actionnaires.
"Les taux de cotisations sont trop élevés et handicapent l’emploi" :
Depuis son origine le patronat et les pouvoirs politiques n’ont cessé de décrier le coût de la protection sociale. Il ne s’agit pas d’un coût, mais bien d’un salaire socialisé. L’histoire récente démontre que ce sont, au contraire, les pays où la protection sociale est développée qui ont le moins détruit d’emplois et le mieux résisté à la crise !
"Reporter l’âge légal du départ en retraite n’est pas un problème puisque les salariés liquident leurs droits à 61 ans passé" :
Ce report au-delà de 60 ans est la conséquence de la nécessité de compenser les années de chômage, d’invalidité ou de RMI, sachant que de nombreux salariés sont déjà "sortis" des entreprises à l’âge moyen de 58 ans et 9 mois, vivant ainsi des situations précaires !
PROPOSITIONS DU GOUVERNEMENT ET DU MEDEF :
- pas de ressources supplémentaires -> pas d’augmentation des cotisations des entreprises.
- Abaissement continu des pension servies.
- Affaiblissement de la répartition et accroissement de la part de capitalisation.
- Allongement de la durée de cotisation.
- Recul de l’âge d’ouverture du droit au départ à la retraite.
LA CGT PROPOSE DES SOLUTIONS DURABLES :
- Taux de remplacement au minimum de 75% pour une carrière complète.
- Pas de pension inférieure au SMIC pour une carrière complète.
- Maintien de l’âge légal (ouverture du droit) à 60 ans.
- Validation des années d’étude et de toutes les périodes de recherche d’emploi subies.
- Départ anticipé (à partir de 55 ans) si pénibilité.
- Indexation des salaires portés au compte des pensions sur les salaires (et non pas sur l’indice des prix).
- Reconquête et amélioration des droits familiaux et conjugaux (dans le privé et le public).
UN AUTRE MODE DE FINANCEMENT EST POSSIBLE !
- Faire contribuer tous les revenus au financement des retraites : intéressement, participation, stock-options, revenus du capital.
- Prise en compte de la totalité de la valeur ajoutée pour le calcul de la cotisation dite patronale.
- Instaurer une cotisation sur les revenus financiers des entreprises.
Ces différentes mesures - combinées à une augmentation des cotisations, d’abord "patronales" et, si nécessaires salariales - permettraient de dégager les 6 points de PIB nécessaires à la mise en œuvre de nos propositions revendicatives !
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